Après les remparts
Résumé
La disparition des remparts de Lorient n’est pas une décision soudaine mais un processus engagé dès le début du XXᵉ siècle.
Face à l’obsolescence militaire des fortifications à la fin du XIXᵉ siècle, leur déclassement officiel intervient en 1902, ouvrant la voie à leur disparition progressive. La municipalité commence à entreprendre leur suppression progressive afin de transformer les terrains libérés et de permettre une nouvelle organisation urbaine.
En 1906, la municipalité engage les premières démolitions dans le cadre d’un programme social destiné à employer des chômeurs, supprimant notamment les portes du Morbihan et de Ploemeur.
En 1911, les terrains des anciennes fortifications sont remis au Domaine, offrant à la ville une importante réserve foncière pour son développement urbain.
Parallèlement, les ouvrages militaires périphériques disparaissent progressivement : les forts de Kéronavel, du Talud et de Loch dès 1888, la poudrière de Kergroise en 1921, puis le champ de tir de Kergaven en 1928.
Les derniers vestiges s’effacent dans les années 1930, avec la démolition de la poudrière proche de la place Clemenceau en 1932 et la disparition des dernières buttes en 1934. Sur l’emplacement des remparts sont aménagés de nouveaux boulevards, comme le boulevard Joffre ouvert en 1933, permettant l’expansion de la ville. Aujourd’hui, seul le tracé circulaire de ces boulevards témoigne encore de l’ancienne ville close.
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Personnage(s) clé(s)
- La municipalité – Engage les premiers travaux de démolition en 1906, dans le cadre d’un programme social pour employer des chômeurs.
- Le conseil municipal – Décide la suppression de la porte du Morbihan et de la porte de Ploemeur.
- Les urbanistes – Exploitent les terrains libérés pour transformer les abords du centre ancien.
- Le Domaine – Organisme auquel sont remis les terrains des anciennes fortifications en 1911.
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Date(s) clé(s)
- Fin du XIXᵉ siècle – Les anciennes fortifications deviennent obsolètes face à l’évolution de l’artillerie.
- 1888 – Déclassement des forts de Kéronavel, du Talud et de Loch.
- 1902 – Déclassement officiel des fortifications de Lorient.
- 1906 – Début des travaux de démolition des remparts, dans le cadre d’un programme social pour employer des chômeurs.
- 1911 – Remise des terrains des anciennes fortifications au Domaine.
- 1921 – Déclassement des terrains de la poudrière de Kergroise.
- 1928 – Vente du champ de tir de Kergaven.
- 1932 – Démolition de la poudrière située près de la place Clemenceau.
- 1933 – Ouverture à la circulation du nouveau boulevard (futur boulevard Joffre).
- 1934 – Disparition des dernières buttes des remparts.
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Lieu(x) clé(s)
- La porte du Morbihan – Détruite dès le début des démolitions.
- La porte de Ploemeur – Détruite en même temps que la porte du Morbihan.
- Les forts de Kéronavel, du Talud et de Loch – Ouvrages militaires périphériques déclassés en 1888.
- La poudrière de Kergroise – Terrains déclassés en 1921.
- Le champ de tir de Kergaven – Vendu en 1928.
- La place Clemenceau – À proximité de laquelle se trouvait la vieille poudrière démolie en 1932.
- Le boulevard Joffre – Aménagé sur l’emplacement des anciennes fortifications, ouvert en 1933.
- Le boulevard Maréchal-Leclerc – Autre boulevard créé après la disparition des remparts.
- Lorient – Ville dont le développement urbain est permis par la disparition des fortifications.
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Histoire et développement
À la fin du XIXᵉ siècle, l’évolution de l’artillerie rend les anciennes fortifications obsolètes. Les ouvrages défensifs perdent progressivement leur intérêt militaire.
Le déclassement officiel des fortifications intervient en 1902. Cette décision ouvre la voie à leur disparition.
En 1906, la municipalité profite d’un programme destiné à employer des chômeurs pour entreprendre les premiers travaux de démolition des remparts. Cette décision répond autant à un objectif social qu’à un projet d’urbanisme.
Le conseil municipal décide la suppression :
- de la porte du Morbihan,
- et de la porte de Ploemeur.
Ces destructions marquent le début de l’ouverture de l’ancienne ville fortifiée vers les nouveaux quartiers.
Les terrains des anciennes fortifications sont remis au Domaine en 1911.
Cette opération offre à la ville de vastes espaces disponibles pour son développement urbain. Les urbanistes disposent alors d’une ceinture foncière permettant de transformer profondément les abords du centre ancien.
Les ouvrages militaires périphériques sont eux aussi progressivement abandonnés :
- les forts de Kéronavel, du Talud et de Loch sont déclassés dès 1888 ;
- les terrains de la poudrière de Kergroise sont déclassés en 1921 ;
- le champ de tir de Kergaven est vendu en 1928.
La vieille poudrière située sur le rempart, près de la place Clemenceau, est démolie en 1932.
Les dernières buttes des remparts disparaissent en 1934.
Entre-temps, le nouveau boulevard aménagé sur l’emplacement des anciennes fortifications est ouvert à la circulation dès 1933. Il est alors envisagé de lui donner le nom de boulevard Joffre.
L’aménagement des nouveaux quartiers facilite l’expansion de Lorient pour laisser entrer tramways et automobiles dans la ville.
Aujourd’hui, seuls les tracés des boulevards rappellent la forme circulaire de la ville close.
