Rue Hoche
Résumé
La rue Hoche relie la place Alsace-Lorraine à la rue Du Couëdic. Anciennement appelée rue du Regard (d’après un aqueduc souterrain construit vers 1740 par la Compagnie des Indes), elle changea plusieurs fois de nom : rue d’Enghien (1817), rue de Chartres (1830), puis rue Hoche (1887), en hommage au général Lazare Hoche. Avant-guerre, elle était animée par les soldats de la caserne Bisson (construite vers 1839), occupée successivement par le 62ᵉ puis le 137ᵉ Régiment d’Infanterie. On y trouvait aussi la demeure Conetère, appartenant à une famille de commerçants lorientais spécialisés dans les tapis et revêtements de sols.
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Personnage(s) clé(s)
- La Compagnie des Indes — constructrice de l’aqueduc souterrain vers 1740
- Le général Lazare Hoche — général républicain, pacificateur de la Bretagne après Quiberon, dont la rue porte le nom depuis 1887
- Le 62ᵉ Régiment d’Infanterie (R.I.) — occupant de la caserne Bisson
- Le 3ᵉ bataillon du 137ᵉ R.I. — occupant suivant de la caserne Bisson
- La famille Conetère — famille lorientaise commerçant dans les tapis, linges et revêtements de sols
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Date(s) clé(s)
- Vers 1740 — Construction de l’aqueduc souterrain par la Compagnie des Indes (origine du nom « rue du Regard »)
- 1817 — Arrêté municipal donnant le nom de rue d’Enghien
- 1830 — Changement de nom en rue de Chartres
- Vers 1839 — Construction de la caserne Bisson
- 1887 — Adoption définitive du nom de rue Hoche
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Lieu(x) clé(s)
- La rue Hoche (anciennement rue du Regard, rue d’Enghien, puis rue de Chartres) — voie principale du récit
- La place Alsace-Lorraine — point de départ de la rue
- La rue Du Couëdic — point d’arrivée de la rue
- La caserne Bisson — bâtiment militaire situé au fond de la rue
- La demeure Conetère — située à l’angle gauche donnant sur la place
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Histoire et développement
La rue Hoche relie la place Alsace-Lorraine à la rue Du Couëdic. C’est une voie courte, ouverte au milieu d’un côté de la place. Autrefois appelée rue du Regard, son nom provenait d’un aqueduc souterrain construit vers 1740 par la Compagnie des Indes : il amenait jusqu’au port les eaux de sources extérieures, et une ouverture, ou « regard », se trouvait dans le prolongement de la rue.
En 1817, un arrêté municipal lui donna le nom de rue d’Enghien, en hommage au prince de Condé, puis, en 1830, elle devint rue de Chartres, d’après le fils de Louis-Philippe. Enfin, en 1887, elle prit le nom de rue Hoche, qu’elle conserve depuis, en mémoire du général républicain Lazare Hoche, figure respectée de la Révolution française et pacificateur de la Bretagne après la bataille de Quiberon.
Avant la guerre, la rue était plus animée : les soldats de la caserne Bisson, construite vers 1839, l’empruntaient pour rejoindre le centre-ville. Sur d’anciennes cartes postales, on aperçoit au fond la façade de cette caserne, occupée successivement par le 62ᵉ R.I. puis par le 3ᵉ bataillon du 137ᵉ R.I.. À l’angle gauche donnant sur la place, se dressait la belle demeure Conetère, appartenant à une famille lorientaise commerçant dans les tapis, linges et revêtements de sols.
Lazare Hoche
Lazare Hoche est un général de la Révolution française, né le 24 juin 1768 à Versailles et mort le 19 septembre 1797 à Wetzlar (actuellement Allemagne).
Origines et formation
Hoche est né dans une famille modeste : son père était palefrenier aux écuries royales et sa mère est morte tôt. À l’adolescence, il travailla aux écuries royales, puis s’engagea dans l’armée en octobre 1784 à l’âge de 16 ans, dans les Gardes françaises. Il consacrait ses rares temps libres à l’étude, ce qui lui valut de remarquer par son sérieux et son ambition.
Carrière militaire et faits marquants
En 1792 et 1793, Hoche s’illustra pendant les guerres de la Révolution, notamment à Thionville, Namur et Maastricht. Il prit le commandement de l’Armée de la Moselle à la fin de 1793 et obtint d’importants succès en Alsace, repoussant les armées austro-prussiennes. Par la suite, il fut chargé de la pacification de l’Ouest de la France (Bretagne et Vendée). Il organisa la fin de l’insurrection dans la Vendée et l’ouest en 1796. Il supervisa aussi l’échec de l’Expédition d’Irlande (1796) dans le cadre de la Révolution française, qui visait à soutenir les Irlandais contre les Britanniques. En 1797, il remporta la bataille de Bataille de Neuwied sur le Rhin, avant de tomber gravement malade.
Mort
Hoche mourut de tuberculose à l’âge de 29 ans à Wetzlar, en septembre 1797. Bien que des rumeurs de “poison” aient circulé, elles ne sont pas confirmées.
Héritage et reconnaissance
Son nom figure parmi ceux gravés sous le Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs monuments lui sont dédiés, notamment à Versailles et à Quiberon. Il est souvent présenté comme un général “modéré” dans son traitement des insurgés de l’Ouest, combinant fermeté et volonté de pacification.
Importance dans l’histoire de la ville de Lorient
Pour le contexte de Lorient en Bretagne, Lazare Hoche est une figure symbolique de la Révolution et de la pacification de l’Ouest ; le fait que la rue porte son nom (rue Hoche) atteste de l’importance de son image dans l’histoire locale.
