Modern Galeries - Place Alsace Lorraine
Résumé
Au tournant du XXᵉ siècle, la place Alsace-Lorraine est le cœur battant de Lorient.
C’est une vaste place arborée, élégante, ses façades de pierre blanches, son kiosque à musique (1888), et ses établissements prestigieux : le Cercle du Commerce, le Grand Café, des librairies et des commerces de luxe.
Dans cette ambiance de prospérité urbaine et de raffinement bourgeois, s’ouvre un grand magasin à la parisienne : les “Modern Galeries”.
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Personnage(s) clé(s)
- Les Galeries Modernes (Bruxelles) — enseigne belge ayant inspiré le nom
- Les Grands Magasins du Louvre (Paris) — référence comparative
- Les Nouvelles Galeries — enseignes régionales comparables
- Les dames élégantes de la ville — clientèle du samedi
- Les employés du port — clientèle pour les grandes occasions
- Le nouveau propriétaire (1914) — non nommé, repreneur du magasin sous l’enseigne « La maison Saint-Rémy »
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Date(s) clé(s)
- 1888 — Installation du kiosque à musique sur la place Alsace-Lorraine
- Vers 1908 — Ouverture des « Modern Galeries » sur la place Alsace-Lorraine
- Années 1910–1930 — Période d’apogée du style et de l’ambiance commerciale du magasin
- 1914 — Fermeture des Modern Galeries, changement de propriétaire et de nom
(Maison qui devient « La maison Saint-Rémy »)
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Lieu(x) clé(s)
- Lorient — cadre général
- Place Alsace-Lorraine — cœur commerçant et élégant de la ville
- Les « Modern Galeries » — grand magasin, immeuble d’angle près du kiosque
- Le Cercle du Commerce et le Grand Café — établissements voisins sur la place
- Bruxelles — origine du modèle « Les Galeries Modernes » (groupe belge)
- Paris — comparaison avec les Grands Magasins du Louvre
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Histoire et développement
Fondation et installation
Le magasin “Modern Galeries” s’installe vers 1908 sur la place Alsace-Lorraine, occupant un grand immeuble d’angle, à proximité immédiate du kiosque et du Cercle du Commerce.
Le nom même, inspiré de celui du grand magasin belge Les Galeries Modernes (groupe créé à Bruxelles à la fin du XIXᵉ siècle), évoque la modernité, l’élégance et la nouveauté.
Il fait partie de ces grands magasins régionaux, comparables aux Grands Magasins du Louvre à Paris ou aux Nouvelles Galeries de province, qui bouleversent la manière de consommer à la Belle Époque.
Architecture et aménagement intérieur
Le bâtiment des Modern Galeries se distingue par son architecture monumentale et lumineuse :
Rez-de-chaussée à grandes vitrines donnant sur la place
Etage supérieur avec de larges baies et des ferronneries décoratives
Enseigne peinte en lettres capitales sur une frise horizontale.
L’intérieur, vaste et clair, est organisé en rayons spécialisés :
Habillement, tissus, nouveautés, mercerie, accessoires
Puis progressivement articles ménagers et décoration.
Un escalier central et des galeries périphériques donnent au lieu un aspect d’élégance commerciale typique des années 1910–1930.
Un temple de la consommation moderne
Le magasin s’impose rapidement comme un symbole de la vie urbaine moderne :
On y vient autant pour acheter que pour admirer les vitrines.
Les Lorientais y découvrent les nouveautés de la mode, les étoffes raffinées, les produits importés.
Le magasin incarne le confort bourgeois, la qualité et la modernité technique (éclairage électrique, ascenseur de marchandises, vitrines chauffées).
Comme tous les grands magasins de l’époque, les Modern Galeries participent à la transformation des habitudes de consommation : Le commerce n’est plus un simple échange, mais une expérience visuelle et sociale. Les dames élégantes de la ville s’y pressent les samedis, tandis que les employés du port y font leurs achats pour les grandes occasions.
Mais cette enseigne, typique de la mode “parisienne” de l’époque, ne dure que quelques années.
La direction change rapidement, et en 1914, le magasin ferme ses portes et passe le relais à un nouveau propriétaire.
Le magasin prend une nouvelle appelation : La maison Saint-Rémy.
